Protest!

Protestez!

Schweizerisches Jahrbuch für Wirtschafts- und Sozialgeschichte / Annuaire suisse d’histoire économique et sociale (ISSN 1664-6460), Band 35
Broschur
2020. 272 Seiten, 17 Abbildungen s/w.
ISBN 978-3-0340-1606-3
CHF 38.00 / EUR 38.00 
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Überall ist Protest. Scheinbar gelöste Konflikte überrumpeln die Gesellschaften der Gegenwart mit neuer Heftigkeit. Frauenstreiks und Klimastreiks mobilisieren Hunderttausende, Black Lives Matter und postmigrantische Kritik konfrontieren ehemalige Sklaverei- und gegenwärtige Einwanderungs­gesellschaften mit der ungebrochenen Macht rassistischer Klassifizierungen, Austeritätspolitiken treffen auf die Alternative des Widerstands. Da­­neben mutiert im Begriff der «Protestwahl» das institutionelle Getriebe der Demokratie selbst zur Revolte und die Schablone des «Populismus» scheint sich wie von selbst anzubieten, um Verschiebungen der politischen Kräfte­verhältnisse nach links wie nach rechts zu beschreiben. In diesem Kontext werden alle Kommentare zu vergangenen Protesten selbst politisch: Sie setzen sich dem Verdacht der Heroisierung oder aber des postumen Urteils aus. Zugleich qualifiziert eine subtile Geschichtspolitik die Proteste der Vergangenheit als angemessen, um diejenigen der Gegenwart umso schärfer als Zumutung abwehren zu können – wenn historischer Wandel nicht gleich ganz ohne Berücksichtigung sozialer und politischer Kämpfe erklärt wird.

Aujourd’hui la contestation est partout. Des conflits que l’on croyait dépassés resurgissent et déferlent sur les sociétés actuelles avec une virulence nouvelle. Les grèves des femmes et les grèves climatiques mobilisent des centaines de milliers de personnes; Black Lives Matter et la critique postcoloniale s’insurgent contre les sociétés coloniales du passé – et les politiques d’immigration actuelles – en les confrontant au pouvoir persistant des classifications raciales, voire racistes. Les politiques d’austérité se voient confrontées à des résistances alternatives. En même temps, le concept de «vote de protestation» tend à faire des mécanismes de la démocratie des instruments d’opposition. Dans cette perspective, la formule du populisme apparaît comme un instrument commode d’interprétation des mutations des rapports de force, vers la droite comme vers la gauche. Dans ce contexte, tous les commentaires portant sur les mouvements de protestation du passé deviennent presque automatiquement politiques: leur histoire s’expose forcément à la suspicion d’héroïsation ou à une présomption de jugement posthume. Des formes plus subtiles de politiques de l’histoire tendent à qualifier les protestations du passé comme rationnelles et adéquates, seulement pour condamner d’autant plus fermement celles du présent. Et parfois, les conflits sociaux et politiques sont tout simplement évacués de l’interprétation des transformations historiques.


ist Professorin für Allgemeine Geschichte des 19. und 20. Jahrhunderts an der Universität Basel. Sie forscht und lehrt in den Feldern Sozial- und Kulturgeschichte, feministische Geschichtswissenschaft und Wissenschaftsgeschichte.


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Aufsätze im Chronos Verlag


est Professeure d’histoire contemporaine, sociologue et spécialiste des études de genre à l’Université de Genève à l’Institut des études Genre de la Faculté des Sciences de la ­Société de l’Université de Genève.