Sabina Roth, Sandra Bott, Elisabeth Joris, Jolanda Nydegger (Hg.)

PflegeKrisen – Crises des soins

Traverse 2012/2

Traverse. Zeitschrift für Geschichte – Revue d'histoire. Erscheint dreimal pro Jahr. Abopreis CHF 75.00 / EUR 60.00 ISSN 1420-4355, Band 2012
2012. 232 S., 28 Abb. Br. CHF 28.00 / EUR 24.00
ISBN 978-3-905315-56-1

Lieferbar | in den Warenkorb

Kurztext

Die Rede von Krisen begleitete von der Mitte des 19. Jahrhunderts bis in die Gegenwart die Arbeitsverhältnisse, Ausbildung und Verselbständigung der Betreuungs-, Gesundheits- und Pflegeberufe in der Schweiz. Die Beiträge des Heftes ermöglichen Einsichten in damit verbundene lokale und individuelle Problemsituationen sowie in spannungsvolle Entwicklungen der Gesundheitspolitik, im Spitalwesen, in der Psychiatrie, der Physiotherapie, in der Krankenpflege und in der ausserhäuslichen Kinderbetreuung.
Da Pflegen wie Betreuen der weiblichen Natur und Privatsphäre zugeschrieben waren, dominierten ökonomische, behördliche und ärztliche Interessen die Wahrnehmung und Vorschläge zur Behebung von Krisen lange Zeit. In der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts wurde das Fachwissen der verschiedenen Berufe für die Neugestaltung von erzieherischen, sozialen und gesundheitlichen Institutionen nutzbar. Es erlangte nur langsam und partiell gesellschaftliche Anerkennung, um Bedürfnisse zu definieren und entsprechend Ressourcen zu ihrer Bewältigung zu gewinnen. Diese Wechselwirkungen begünstigten die Entstehung neuer Engpässe und Pflegekrisen in der Schweiz.

Depuis le milieu du 19e siècle jusqu’à aujourd’hui, les discours de crises ont accompagné les relations de travail, de formation et l’autonomisation des professions d’accompagnement, de santé et de soins en Suisse. Les contributions de ce numéro permettent une meilleure compréhension aussi bien des situations locales et individuelles que des développements passionnants dans les problématiques plus larges de la politique de santé, du système hospitalier, dans les champs de la psychiatrie et de la physiothérapie, dans les soins infirmiers et dans les gardes d’enfants hors de la maison. Comme les soins et la prise en charge étaient assignés à la nature féminine et à la sphère privée, les intérêts de l’économie, des autorités et des médecins dominèrent pendant longtemps la perception et les propositions pour surmonter les crises. Dans la seconde moitié du 20e siècle, le savoir spécifique des différentes professions est utilisé pour la réorganisation des institutions éducatives, sociales et de santé. Il n’a obtenu que lentement et partiellement la reconnaissance sociale afin de définir des besoins et d’acquérir les ressources nécessaires pour réussir leur gestion. Ces interactions ont favorisé l’émergence de nouveaux goulets d’étranglement et des crises des soins en Suisse.