Pierre Yves Donzé, Cédric Humair, Malik Mazbouri (Hg.)

Transferts de technologie – Technologietransfer

Etude du cas suisse, 18e–20e siècles – Analyse der schweizerischen Entwicklung, 18.–20. Jahrhundert

Traverse 2010/3

Traverse. Zeitschrift für Geschichte – Revue d'histoire. Erscheint dreimal pro Jahr. Abopreis CHF 75.00 / EUR 60.00 ISSN 1420-4355, Band 2010
2010. 208 S., 11 Abb. Br. CHF 28.00 / EUR 18.80
ISBN 978-3-905315-51-6

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Kurztext

Die Technikgeschichte und die Techniksoziologie sind stark auf die Phasen der Erforschung und der Entwicklung der Innovationen und weniger auf die internationale Verbreitung neuer Techniken und die Entwicklung von deren sozialer Anwendung ausgerichtet. In Realität sind Innovationen im engeren Sinn in einer Volkswirtschaft nur ein ziemlich limitierter Teil der Technikanwendung, während der grössere Teil auf den internationalen Transfer neuer Techniken zurückgeht. In der schweizerischen Wirtschaftsentwicklung wurde eine Vielzahl von Verfahren und Techniken übernommen, die vorher in anderen europäischen Ländern entwickelt worden waren. Die Fallstudien des Heftschwerpunktes rücken diesen Techniktransfer ins Zentrum.

L’histoire et la sociologie des techniques ont surtout orienté leur propos sur la phase de recherche et de développement de l’innovation, au détriment de l’étude des conditions de la diffusion internationale des techniques et de l’évolution de leurs usages sociaux. Cette orientation tend à déconnecter l’histoire des techniques de l’évolution des formations sociales, alors que les transferts de technologies ont eu un impact grandissant sur le développement des sociétés. Elle participe, aussi, d’une vision erronée du rapport entre innovation et croissance économique. Comme le souligne David Edgerton, le cadre de l’Etat-nation a en effet favorisé «l’idée technocratique (et nationale) qui veut que plus une nation innove, plus son économie croît». En réalité, l’évolution des technologies dans une économie nationale repose sans doute moins sur des processus d’innovation endogènes que sur les capacités de l’économie concernée à capter des technologies porteuses puis à en contrôler la diffusion internationale.
Le cas helvétique, qui sera au centre de ce numéro, semble très propice à une réflexion sur ce type de questions. Au cours du 19e siècle, la Suisse parvient en effet à dépasser son statut d’économie suiveuse, importatrice de technologies, pour occuper quelques niches de spécialisation dans des secteurs de haute technicité. Très vite, elle joue elle-même un rôle moteur dans le transfert de certaines de ces technologies, tout en s’assurant de diverses formes de contrôle sur les modalités économiques de leur diffusion internationale, sinon sur celles de leurs usages sociaux ou de leur conséquences écologiques. Les contributions proposées, issues de chercheurs suisses et étrangers, couvriront les 18e, 19e et 20e siècles.